Récolter en Auvergne avec Pierre, paysan-herboriste.
Avant le flacon, il y a une récolte. En Haute-Loire, Pierre, paysan-herboriste partenaire d’Apoticari, cultive les plantes et accompagne leur transformation. Des rangs du jardin aux claies de séchage, rencontre avec un métier qui se pratique autant à l’œil qu’à la main.
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Connaître ce que l’on récolte
Verveine citronnée, menthe poivrée, bleuet : les plantes auxquelles nous donnons un nom sur nos étiquettes ont d’abord une place dans un jardin. Elles poussent, fleurissent et se récoltent à des moments différents. Le travail du paysan-herboriste consiste à suivre ces étapes, puis à choisir le moment et la partie de la plante à prélever.
Chez Pierre, la récolte se fait à la main. Le geste est précis : saisir la tige, couper, réunir les végétaux sans les écraser. C’est un travail de proximité, qui permet de regarder ce que l’on cueille au fur et à mesure. Pour Apoticari, ce lien direct avec celui qui cultive les plantes donne un visage à leur provenance.
Au rythme du jardin.
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Après la cueillette
La récolte ne termine pas le travail. Les plantes destinées au séchage sont disposées sur des claies, à l’abri, dans un espace où l’air peut circuler. Leur répartition compte : un tas compact et une couche aérée ne sèchent pas de la même façon. Il faut revenir observer la matière, suivre son évolution, savoir quand elle est prête.
La distillation suit une autre voie. Dans l’alambic, la vapeur traverse les plantes, puis se refroidit et redevient liquide. L’eau aromatique recueillie est l’hydrolat. Récolter, sécher, distiller : ces gestes demandent des outils différents, mais reposent sur la même connaissance du végétal.
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Du jardin au soin
Un hydrolat conserve quelque chose de très concret de la plante : son odeur, parfois discrète, parfois plus franche que celle que l’on imaginait. Celle de la verveine est citronnée ; celle de la menthe, fraîche et herbacée. Ces différences se retrouvent dans le geste quotidien d’une brume sur la peau.
Revenir jusqu’au jardin permet de comprendre ce que contient ce flacon. Derrière un nom botanique, il y a une culture, une récolte et un travail de transformation. C’est cette continuité que nous souhaitons rendre visible.